![]() Quand descendre |
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Débit annuel |
Classification du débit | Débit
influencé | Débit du printemps | Débit
d'été | Débit de pluie
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Avec l'accroissement de nos soi-disant besoins énergétiques, de plus en plus de rivières ont leur débit influencé par le jeu d'un réservoir que contrôle un barrage. Ces fluctuations sont quelquefois anticycliques : emmagasinement durant la crue, lâchers en été (ex. : la Matawin). Le plus souvent les lâchers sont imprévisibles pour le commun des mortels; il faut alors se renseigner auprès de l'Hydro-Québec (Saint-Maurice, Kipawa, Matawin, Mékinac) ou de la compagnie de papier qui drave la rivière (Malbaie, Rivière aux Sables, Shipshaw). Dans ce dernier cas, un lâcher d'eau coïncidera malheureusement avec un lâcher de pitounes.
Il y a des exemples où le barrage sert à régulariser le débit de façon à le maintenir constant (Shipshaw). On peut apprécier cet effet d'emmagasinement et de régularisation sur le graphique 4. La ligne en zigzag indique le débit naturel journalier à l'entrée du réservoir Kipawa, alors que la ligne plus continue représente le débit à la sortie du réservoir. Graphique
4 : un exemple de régularisation du débit(réservoir Kipawa
1978) la ligne en zigzag représente la moyenne journalière à l'entrée
du réservoir; la lignre plus continue indique la sortie. |
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| Dans le cas d'un lâcher subit, on voudra estimer le temps de propagation, c'est-à-dire l'intervalle de temps entre le moment du lâcher au barrage et le moment où l'accroissement du débit sera disponible sur le tronçon que l'on désire descendre, lequel peut être très éloigné du barrage initial.
L'Hydro-Québec peut nous renseigner sur le temps de propagation entre divers points de son réseau; ce sont des estimations empiriques provenant d'observations sur le terrain. Il n'existe pas de formule éprouvée pour calculer le temps de propagation entre deux points quelconques d'un cours d'eau. Sûrement que des paramètres telles la distance, la pente, la sinuosité, etc., entrent en ligne de compte. Il semble également que les conditions de débit antérieures au lâcher influence la vitesse de propagation; si le débit était déjà haut, la vitesse de propagation sera plus grande. Par exemple, pour la Matawin en aval du réservoir Taureau (80 km : 0,3), la vitesse de propagation pourrait atteindre 5 km/h; alors que pour le Saint-Maurice, du réservoir Gouin au barrage de Rapide-Blanc (163 km : 0,06), la vitesse de propagation est de 2,7 km/h. L'estimation du débit lors de nos relevés ne tient pas compte du délai de propagation, lequel pourrait devenir significatif si la station hydrométrique est très éloignée du tronçon descendu. Malgré leur apparente précision, ces débits sont donc très approximatifs. De plus nous nous sommes le plus souvent contentés du débit journalier, c'est-à-dire de la valeur moyenne des fluctuations de débit au cours d'une journée. Lors de crues très subites, on a noté des variations de débit du simple au triple en l'espace de 4 heures sur la Chaudière. |
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