Ascot03-02-22-00
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DescriptionCarte/Map MeteoRoute/DriveStation   30215   x   0.41Retour/Back
Très long tronçon de rapides continus à eau haute qui exigent cependant un portage obligatoire. Les nombreux ponts qui croisent la rivière constituent autant de points de mise à l'eau, donc autant de combinaisons d'itinéraires. La dernière section avec l'infran est la plus difficile et la plus intéres- sante à eau moyenne.

C'est une descente intéressante, à proximité de Sherbrooke, qui peut devenir praticable en été après un gros orage. De jolies prairies font place à une courte gorge sur la fin.
CARACTÉRISTIQUES
DefinitionsDifficulté: débutant / intermédiaire Cotation: R-II - R-III
Longueur: 14 km Durée: 3 - 4 hrs
Navette: 11,5 km Portage: 1
Largeur: 15 - 30 m Profil-type: continu
Débit idéal: haut (avril - mai) Station: 030215
Bassin versant: 180 - 323 km² Pondération: 0.41
Panorama: *** Intérêt: ***
ACCÈS
Mise à l'eau : Sous le pont du chemin 208 à Martinville. Vous pourrez garer votre véhicule dans un stationnement municipal juxtaposé à la digue.
Fin de parcours: Juste là où les rivières Moe et Ascot se rejoignent, à Milby. En bordure de la route 147, vous verrez un espace de stationnement en bordure de la rivière.
DESCRIPTION (30m³/s)Yves Bruyère (Le 16 octobre 2005)
Le lendemain 17 octobre La rivière était à 65m³/s.

Nous étions 6; Adrianna, Samuel, Patrice, Denis, Kevin et moi.

Les pluies diluviennes avaient causé des inondations dans la région de Sherbrooke et les citrouilles flottaient dans les champs inondés. Le niveau d'eau de toutes les rivières des Cantons de L'Est étaient bien au-delà des crues printanières avec par exemple la Yamaska Nord section Bromont à 55m³/s.

La rivière offrait de beaux rapides de niveaux 2, 3, 4. L'eau inondait les berges et nos stops contre-courant se faisaient le plus souvent dans le sous-bois. La rivière offrait de très beaux trains de vagues qui nous rappelaient par moment le canyon de la Jacques-Cartier entre Pont-Rouge et Donnacona. Plusieurs de ces trains de vagues se trouvaient en bordure de la rivière et trop près des arbres pour que nous puissions en profiter à notre aise.

De nombreux arbres dévalaient la rivière avec nous et nous nous étonnions parfois de leurs grosseurs. Un chevreuil nous a fait une démonstration de nage en eau vive. Il fut surpris par notre présence et décida de retraverser la rivière. Le bac que ce chevreuil a fait, à la nage, nous aurait demandé beaucoup d'huile de bras en kayak.

Environ 2Km avant le canyon, un virage de la rivière vers la droite forme un rappel à droite. La poussée d'eau sur la rive gauche forme un appui sur une paroi et une vague en oblique déstabilisante. Un drossage puissant est nécessaire pour éviter ces obstacles. La seconde difficulté est environ 1Km plus bas dans un virage vers la droite de la rivière. Il s'agit d'un rappel monstre au centre droit de la rivière couvrant la rivière sur 1/3 de sa largeur. Cet endroit est délicat. Le passage se fait des deux cotés de la rivière la droite étant plus facile. Denis y a amorcé une nage. Si c'est votre cas vous risquez de nager le canyon en bonus. Y donnant de toutes mes forces, j'ai été capable de le récupérer dans le dernier petit contre-courant à gauche avant le premier seuil du canyon.

De ce point nous avons donc marché le dernier kilomètre. Le kayak de Denis s'en est allé avec la rivière et reste à ce jour introuvable. (Pagaie incluse). La marche fut difficile. Le dernier kilomètre de rivière nous paraissait monstrueux. Denis était bien content de ne pas l'avoir nagé. Pour ma part j'appréhendais le pire, c'est ce que nous faisons tous en pareil situation.

Les clés de Denis étaient dans son kayak. Il a dû faire ouvrir son automobile par un garagiste, pour nous permettre de récupérer nos vêtements sec. Il a dû coucher chez Samuel, notre hôte guide. Son père Léon nous a permis de faire la navette.

Morale de la descente : Un accident arrive vite, même au meilleur et jamais là où nous le prévoyons. Gardez-vos clés d'auto sur vous, pas dans votre embarcation.
COMMENTAIRE Yves Bruyère (2002)
Moi et mon partenaire Denis nous nous étions rendus sur cette rivière en quête d'aventures. Nous y avons d'avantage égratigné le fond de nos kayaks. Pendant que bien des rivières étaient en crue, l'Ascot manquait déjà d'eau.

C'est dans le canyon de l'Ascot que j'ai avalé mes premières gorgées d'eau de rivière. Et combien de fois ai-je raconté à quel point je m'attendais à être malade après cette désaltérante mésaventure. En effet, le souvenir le plus vif qui m'est resté de cette descente est certes l'odeur omniprésente de purin de porc. Consolez-vous, je ne fut pas malade, la preuve que j'ai un caractère de cochon. Le canyon est très joli avec du granite aux teintes verdâtre. Ces caractéristiques cuivrées sont typiques des cantons de l'est.
DESCRIPTIONGuide Fortin
La présente description a été faite à la suite d'un relevé effectué très tôt au printemps 1979. De grandes plaques de glace se fracassaient régulièrement au pied du déversoir à Martinville. Les gros glaçons qui en résultaient, constituaient des obstacles flottants qui apparaissaient à l'improviste lors de la descente. Les berges étaient encore hérissées de chapelets de blocs de glace. Les participants étaient munis de combinaisons isothermiques. Dans de telles conditions, la pratique de l'esquimautage est vitale.

Les 10 premiers kilomètres sont constitués de rapides (R-2—3) continus, formés essentiellement de vagues. À niveau haut, cette section est sans doute plus intéressante quoique probablement impraticable à eau moyenne-basse. La section de 5% de pente, indiquée sur la carte topographique en amont du deuxième pont, est sans doute une erreur puisque rien ne la distingue au cours de la descente.

Les derniers 4 km (0,9%) sont les plus difficiles : en crue certains rapides (R-3—4) sont impressionnants. La cascade apparaît soudainement dans un virage vers la droite. Le portage se fait généralement par la rive gauche. En crue la présence d'un contre-courant à l'extérieur du virage, le long de la rive gauche, est invitante pour la reconnaissance de la suite du virage. Nous avons pu constater qu'à ce débit il n'y avait plus de contre-courant sur la rive opposée.

Le portage est assez abrupt au début, et prend passablement de temps (15-20 min.). Sur la falaise, on peut emprunter un ancien chemin forestier qui longe la rivière, mais qu'il faut quitter pour retourner à l'eau à l'endroit désiré. Les rapides (R-3) qui suivent sont encore intéressants et soutenus.
Dangers :
C'est le canyon. Lorsque la rivière vire à gauche subitement faites une reconnaissance par la rive droite, au prochain virage qu'emprunte la rivière à droite se trouve une cascade avec rappels.

Les présentes données vous sont offertes à titre d'information. Myosis.ca et ses employés n'offrent aucune garantie quant à leur exactitude et n'assument aucune responsabilité quant à leur utilisation, et ce, pour quelque motif que ce soit.

Ne vous aventurez pas sur une rivière seul et suivez un cours auprès d'une école reconnue de canoë/kayak.

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