Du Gouffre |
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Une très jolie petite rivière dans un des plus beaux
coins du Québec, le comté de Charlevoix que l'on
peut qualifier à juste titre de la Suisse du Québec.
Tous ces paysages grandioses de Baie-Saint-Paul
à la Malbaie seraient le fruit d'un météorite. La
vallée en amont de Saint-Urbain a conservé son
caractère rural; les belles fermes et les prairies
verdoyantes se détachent sur les profils tourmentés
du massif du Mont du Lac des Cygnes à l'arrière
scène. Les rapides continus, très encombrés et à forte dénivellation conseillent une descente à eau haute; plusieurs passages peuvent devenir impraticables par insuffisance d'eau en raison d'un encombrement excessif. |
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| intermédiaire/débutant | Cotation: | R-III/IV | |||||
| 16 km | Durée: | 4 - 5 hrs | |||||
| 17 km | Portage: | aucun | |||||
| 5 - 15 m | Profil-type: | continu | |||||
| crue - haut (mai - juin) | Station | 051502 | |||||
| 272 - 627 km2 | Pondération: | 0.7 | |||||
| **** | Intérêt: | *** | |||||
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| Dans le village de Baie-Saint-Paul, un chemin embranche vers la droite et remonte la vallée. Après plusieurs virages, on suit un chemin de terre qui mène jusqu'à un pont, où l'on peut mettre à l'eau. Il est préférable de demeurer sur la rive gauche puisque la rive droite constitue la frontière des terres du Séminaire de Baie-St-Paul; une barrière contrôle l'accès de l'autre côté du pont. Un autre chemin privé conduit à un chalet 2,5 km plus en aval; il était cependant barré au moment du relevé. | |||||||
| La fin de parcours est normalement au pont que l'on a croisé en montant. | |||||||
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| La rivière traverse plusieurs
types de paysages très différents, sur une aussi courte distance. Sur
les premiers 3 km, la rivière s'étale calmement dans une forêt de conifères;
quelques gros rochers forment de petits rapides faciles (R-2). Soudainement
elle s'agite, chute brusquement et s'encaisse petit à petit. Les rives
forment des falaises de calcaire et l'on note de petits drossages. L'encombrement
des rapides exige un très haut degré de manoeuvre. A mi-chemin de la descente, le lit de la rivière se divise en plusieurs bras formant des îlots qui augmentent encore la difficulté de trouver un chenal assez profond. Enfin sur le dernier tiers, la rivière se calme et forme des méandres avec les inévitables bancs de galets (R-1) — non indiqués sur la carte-guide. Certains de ces méandres provoquent une érosion importante dans les terres avoisinantes pour les transformer en falaises. |
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