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Hormis la gorge au début
de la section et les deux seuils de la fin, c'est une descente facile
dans un cadre agréable qui convient aux débutants. Elle
n'est malheureusement possible qu'en crue ou à eau très
haute, après trois jours d'averses. Le canyon du début
est très impressionnant mais se saute sans trop de problèmes
tout au moins en crue. L'arrière-pays a conservé ce charme
qu'on retrouve en Nouvelle-Angleterre. On trouve un court tronçon
(1 km : 1,25%) en aval de Waterville, sur la rivière Coaticook,
où l'on peut profiter de deux beaux rapides (R-3-4). |
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| novice-expert | Cotation: | R-I + II(4) | |||||
| 8 km | Durée: | 2 1/2 - 3 1/2 hrs | |||||
| 11 km | Portage: | canyon au début | |||||
| 10 - 20 m | Profil-type: | continu | |||||
| crue (avril) | Station: | 030215 | |||||
| 148 km² | Pondération: | 0.7 | |||||
| *** | Intérêt: | ** | |||||
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| La mise à l'eau se fait à Moes-River, soit en amont ou en aval du canyon que l'on prendra soin de reconnaître à fond par un sentier sur la rive droite. | |||
| La fin de parcours se fait, soit au pont-route 8 km en aval, soit légèrement en amont à la hauteur des derniers seuils, là où la route 147 longe la rivière au plus près. Il existe aussi deux points d'accès intermédiaires : le premier à un pont-route environ 3 km en aval du départ et le second environ aux deux tiers, par un chemin privé qui mène à une colonie de chalets d'été. | |||
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| Les premiers 300 mètres en aval
du déversoir à Moes-River sont très impressionnants. Il s'agit d'un
canyon difficile d'accès, à forte pente continue et qui n'offre aucune
porte de sortie. En crue la majorité des obstacles sont recouverts d'eau
et les rouleaux et déflecteurs ne sont pas assez importants pour immobiliser
une embarcation. Il est sûrement possible de mettre à l'eau en aval. Les rapides qui suivent le canyon sont intéressants (R-3) mais se transforment très vite en rapides plus faciles (R-2) qui se poursuivent presque sans interruption jusqu'à la colonie de chalets. La section en amont du pont du premier tiers est encore très sauvage; nous y avons rencontré de nombreux canards. Dans les virages, les méandres érodent les talus des berges, laissant apparaître une terre grisâtre. Le haut niveau de la crue était sans doute responsable des trains de vagues qui remplaçaient les planiols lors de notre descente. Aux deux tiers de la descente, la rive gauche se transforme en véritable colonie de vacances aux constructions les plus hétéroclites. La rivière se calme pour environ 1 kilomètre. L'apparition de nouveaux chalets annonce les deux derniers seuils. En crue le premier (S-4) forme un léger rappel sur presque toute la largeur de la rivière. Il a provoqué une chandelle arrière sur un bateau à petit volume, mais il se perce sans problèmes avec de la vitesse en l'attaquant le long de la rive gauche. Le second (S-4) se produit à un étranglement du lit de la rivière accompagné d'une brusque dénivel- lation. La veine heurte à l'arrivée de nombreux rochers à fleur d'eau qui aplatissent les pointes de bateau de façon permanente. Ces deux seuils sont visibles de la route 147 en montant vers le départ. Une autre section (8 km : 0,6 - 2,5%) en amont du déversoir est sans doute intéressante en crue. |
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