Glossaire
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Bassin versant :

Nous indiquons le bassin versant en kilomètre carré (km2), au début et à la fin de la descente. La superficie du bassin versant est approximative, en raison de l'imprécision même des données de base qui proviennent des publications H-1, H-7, H-10 du ministère de l'Environnement. En effet, cette superficie est calculée après l'addition d'un affluent important, et non en tous points du cours d'eau.


Carte routière :

Hyperlien vers le site Mapquest. Comme ce site est conçu pour pointer vers une adresse postale complète et qu’aucune rivière n’a pour ainsi dire sa propre adresse postale, nous avons identifié l’adresse postale complète la plus près du parcours. Dans tous les cas vous aurez tout de même un outil très utile pour vous situer par rapport à la rivière et déterminer la meilleure route pour vous y rendre. Il peut y avoir deux liens si la mise à l’eau et la fin du parcours sont éloignées.


Cotation :

La descente est cotée suivant la classification internationale des rapides et nos conventions de classes multiples. Cette cotation n'est valable qu'au débit suggéré. Lorsque nous suggérons plusieurs débits, nous spécifions alors le débit précis auquel la cotation s'applique. Ce débit est indiqué sur la carte-guide sous la cotation.

Pour décrire les rapides, nous avons recours à un système de classification qui, quelque peu discutable qu'il soit, n'en demeure pas moins un excellent outil de communication. Il s'agit du système international de classification qui distingue six classes de rapides. Une fois cette classification établie, le problème de la classification des rapides demeure - puisqu'il faut maintenant s'entendre sur la classe ou la cotation à accorder à tel ou tel rapide. L'individu doit en dernier ressort exercer son jugement subjectif pour coter un rapide. Les experts ont tendance à sous-estimer la difficulté par rapport au pagayeur intermédiaire. Alors que le néophyte aura tendance à la surestimer. Les pagayeurs qui descendent une rivière fréquemment l'estiment plus facilement parce qu'ils la connaissent bien. Au contraire, celui qui a eu des pépins au cours d'une descente aura tendance à juger cette rivière plus difficile qu'elle ne l'est. Pour apprécier la qualité de la cotation d'une rivière, il faut en quelque sorte connaître la personne qui l'a attribuée. L'utilisation de classification est un grand pas dans la voie de la connaissance objective des rivières, à la condition de s'entendre sur la définition des classes. La description qui suit n'est nullement officielle; elle tente de refléter le consensus que l'on trouve dans la littérature tout en laissant transpirer une certaine opinion personnelle.

R-I : Négociation facile. Les passes sont évidentes: le pagayeur dispose du temps nécessaire pour bien s'engager. Les obstacles se voient à l'avance et s'évitent facilement. Le courant est assez uniforme et dépasse rarement 2 m/s. Les vagues sont régulières et ne dépassent pas 15 cm. Les passages sont larges et les rares obstacles sont visibles de très loin. On rencontre souvent des bancs de galets et des maigres surtout dans les méandres. Les contre-courants, derrière les piliers de pont, les avancées de la rive, exigent une certaine attention. On voit rarement des crêtes blanches au sommet des vagues. Le pontage n'est pas nécessaire. Les rapides classe I sont rarement indiqués sur nos cartes-guides.

R-II : Négociation mouvementée. Le pagayeur doit s'interroger pour trouver la meilleure route qui est cependant facile à discerner. Les rapides sont intermittents quoique fréquents. La vitesse du courant peut atteindre 3 m/s. L'écoulement est divisé par des rochers, formant ainsi de petits trains de vagues qui peuvent atteindre 60 cm. Des manœuvres sont nécessaires pour éviter les rochers et les petits pleureurs. On rencontre de petits seuils (60 cm). On peut neutraliser l'effet du courant en faisant marche arrière, et stopper facilement tout au long de la descente. Le contrôle de la gîte est cependant important. Des connaissances de base en eau vive sont essentielles. En canoë-kayak, le pontage est indispensable et l'esquimautage fort utile, bien que la récupération soit facile.

R-III : Négociation difficile. La meilleure passe n'est pas toujours visible de l'embarcation, mais elle devient évidente de la rive. Le pagayeur doit avoir l'expérience de la lecture de rapides et la capacité de diriger son embarcation de façon efficace. Les rapides sont plus longs et peuvent s'enchaîner rapidement! Le courant est rapide: il peut atteindre 4 m/s. Les trains de vagues sont assez réguliers; par contre les vagues dépassent rarement 1 mètre. Sur les rivières larges, des interférences de vagues peuvent se produire et désorienter l'embarcation. Les passes peuvent être étroites mais restent généralement franches, tout en exigeant de nombreuses manœuvres. On rencontre des drossages, des pleureurs, qui peuvent provoquer un chavirage lorsque l'orientation est incorrecte. Les rouleaux sont assez gros pour ralentir l'embarcation. Les seuils peuvent atteindre 1 mètre de dénivelée. Le pagayeur peut neutraliser le courant au prix d'un gros effort; réussir le bac arrière exige une orientation en phase avec les vagues et des rétropulsions très énergiques. La négociation d'un tel rapide demande un effort physique et mental. Un bon sens de la lecture et de l'anticipation est requis pour amorcer les manœuvres appropriées au bon moment, entre autres, pour accrocher les contre-courants. On trouve des planiols pour la récupération. L'esquimautage est recommandé. Les canots ouverts doivent être munis de sacs de flottaison.

R-IV : Négociation très difficile. La reconnaissance de la rive est généralement nécessaire. L'enchaînement des difficultés exige un travail continuel et une grande expérience de l'eau vive. Les rapides sont très longs et manœuvriers. Des passages étroits exigent des alignements très précis. Le courant est très rapide (jusqu'à 5,8 m/s). Les vagues fortes et irrégulières peuvent atteindre 2 mètres. Les contre-courants sont bouillonnants et difficiles à accrocher, leurs limites comportent souvent des marmites et des remous dessalatoires. On rencontre des déflecteurs et des portefeuilles importants qu'il faut négocier avec de la vitesse. Les pleureurs et les rouleaux à rappel retiennent l'embarcation hésitante. Les seuils brusques et encombrés peuvent atteindre 2 mètres. Il n'y a souvent qu'un seul trajet pour éviter les difficultés qui ne se voient pas toujours de l'embarcation. L'apparition d'obstacles à la dernière minute exige de l'improvisation. D'où l'importance de pouvoir stopper à volonté. L'esquimautage est indispensable.

R-V : Négociation extrêmement difficile. Réservé aux équipes d'experts avec assistance de la rive. La reconnaissance de la rive est obligatoire; même là, la meilleure passe n'est pas toujours identifiable. L'abordage est difficile. Les rapides sont très longs. Les passages très complexes s'enchaînent dans une succession ininterrompue de difficultés. Les vagues et les seuils de plus de 2 mètres sont fréquents. Il y a très peu de contre-courants pour reprendre son souffle. On note la présence de marmites, de rappels, de trous meurtriers. La visibilité est très limitée, soit par la forte pente, soit par les virages. Le débit devient critique. La compétence de l'expert est essentielle, l'esquimautage impératif et la sécurité de la rive recommandable.

R-VI : Généralement infranchissable à moins de débit très favorable. Une erreur ne pardonne pas; même l'expert y risque sa vie. Appliquer une cotation n'implique pas la présence de toutes les difficultés à la fois dans le même rapide. Nous avons décrit les difficultés auxquelles un pagayeur peut s'attendre en s'aventurant sur un tel rapide. Deux rapides qui ont la même cote peuvent avoir un aspect très différent; par exemple, un rapide classe IV à gros volume, comme les Sept Chutes (sur la Rouge) ou Tewkesbury (sur la Jacques-Cartier), est fort différent d'un rapide classe IV manoeuvrier mais à petit volume, comme sur la Diable ou la Basse Cyriac.

Cotation mixte : Si la cotation d'un rapide peut se faire assez aisément, la cotation d'une longue section devient plus délicate. Contrairement aux régions très montagneuses comme la Colombie Britannique ou les Alpes, la dénivellation au Québec est rarement constante. On ne rencontre qu'exceptionnellement des descentes sportives homogènes où tous les rapides ont la même difficulté. Aussi, la cotation d'ensemble que nous donnons pour chaque tronçon reflète la difficulté de la majorité des rapides. Nous arrondissons à la classe supérieure de difficulté. Le système international s'exprime en chiffre romain, et est utilisé pour coter de longues sections. La longueur du rapide devient un critère de difficulté. Nous conserverons les chiffres romains pour désigner la cotation générale, mais nous utiliserons les chiffres arabes pour désigner de courts rapides, puisqu'ils sont plus lisibles à petite échelle. Voici les conventions que nous utiliserons pour les cotes mixtes ou intermédiaires: la lettre qui préfixe la classe indique s'il s'agit d'un rapide (R) ou d'un seuil (S).

R-II (3) : Les rapides sont généralement de classe II mais le tronçon comporte quelques passages classe III (chiffres arabes entre parenthèses) qui sont identifiés dans la description et sur la carte-guide.

R-II-III Les rapides sont de difficulté variable suivant le débit. Ils oscillent entre la classe II et la classe III, mais se rapprochent de cette deuxième lorsque le débit est au plus haut de l'intervalle de débit recommandé.

R-II+III : Les rapides sont divisés également entre les deux classes; il y a autant de rapides classe II que de rapides classe III. La description détaillée tentera d'en indiquer la position approximative.

R-II/III : Les rapides sont généralement de difficulté intermédiaire entre les deux classes.

R-I + II/III (4) : Exemple complexe: cette section comporte à parts presque égales des rapides classe 1 et des rapides supérieurs à la classe II sans être vraiment de la classe III; elle comporte également un ou plusieurs passages classe IV.

Brusques dénivellations : La classification internationale a été définie pour les rapides, et la notion de longueur joue un rôle important dans l'évaluation des difficultés. Le relief particulier du Québec, qui encourage les brusques cassures, a amené depuis longtemps l'introduction d'une cotation pour les seuils, mais il s'agit en fait d'une extrapolation du système international que nous tenterons de préciser. Les seuils ne deviennent significatifs qu'à partir de la classe III.

S-3 : Seuil jusqu'à 1 mètre de hauteur qui peut comporter plusieurs passes. Le passage est franc et évident; la reconnaissance peut se faire de l'amont.

S-4 :Seuil pouvant atteindre jusqu'à 2 mètres de dénivellation. La reconnaissance de la rive est nécessaire. La passe est généralement encombrée et délicate; un alignement précis est nécessaire.

S-5 : Ce seuil ne comporte généralement qu'une seule passe. Même après reconnaissance, le passage n'est pas évident. L'alignement doit être très précis, une fausse manœuvre entraîne des conséquences graves : arrêt frontal, rappel, chandelle arrière. Il ne peut se franchir qu'à un débit précis.

C-10 m K-4,5 m : Nous identifions une chute par la lettre C et une cascade par la lettre K, suivie de sa hauteur approximative en mètre. Sur les cartes-guides, un X indique un infranchissable, et donc un portage.

En marge de la cotation : En Europe, plusieurs passages jugés infranchissables (classe VI) par le passé, ont été déclassés grâce au progrès du matériel et de la technique. Avec l'apparition au Québec de kayaks "indestructibles", il est sûr que la notion de rapide manœuvrier jadis réservé au fin technicien, qui était seul capable d'éviter les collisions fatales contre les rochers, devient une notion de plus en plus périmée. Muni de ces nouvelles embarcations, le pagayeur s'en tirera avec quelques bousculades et quelques appuis de plus. Attention aux sauts de chute, plusieurs kayakistes se sont retrouvés quadraplégiques en sautant une chute de plus de 10 mètres. L'acquisition d'une meilleure technique permettra des tentatives plus ambitieuses. Mais il ne faut pas oublier que l'expert et le novice se retrouvent sur un pied d'égalité lorsqu'il s'agit de nager. Avant de classifier et de sauter un rapide, il serait peut-être prudent d'envisager s'il peut se nager de façon sécuritaire. Ce sera peut-être le cas... Il n'y a que vous qui puissiez décider de sauter un passage classe V-VI. Ne donnez, ni n'acceptez aucun encouragement en ce sens. Personne n'a le droit d'encourager quelqu'un d'autre à risquer sa vie par bravade. La classe d'un rapide doit être augmentée d'un numéro lorsque l'eau est froide (en dessous de 8°C).


Débit idéal :

Le débit que nous suggérons correspond généralement à la cotation de la descente. Lorsqu'est inscrit un intervalle de débit, la descente est agréable à plusieurs débits. Elle pourra devenir plus facile à plus faible débit, et plus difficile à haut débit. Lorsque plusieurs mois sont suggérés, on devra se référer aux hydrogrammes annuels pour estimer, dans l'année en cours, la probabilité du débit et la correspondance exacte entre le débit suggéré et la semaine précise dans le mois.


Difficulté :

Même si l'entreprise est hasardeuse, nous avons senti le besoin d'indiquer à qui s'adressait cette descente. Nous nous sommes laissés guider par la prudence, par la difficulté et la longueur des rapides, et la difficulté d'accès en cas de sortie d'urgence.

Lorsque nous indiquons deux catégories séparées par une diagonale, cette descente peut être tentée par des pagayeurs de la catégorie inférieure, à la condition qu'il y ait au moins un pagayeur de la catégorie supérieure pour chaque trois autres pagayeurs. Ceci implique beaucoup de discipline lors de la descente puisqu'il est bien évident que même un expert ne peut récupérer trois bateaux à la fois.

Novice : Le pagayeur novice a déjà suivi un cours d'initiation en piscine ou sur un plan d'eau. Il sait nager sous l'eau et n'a pas peur de l'eau. Il est capable d'embarquer, et surtout de débarquer rapidement de son embarcation, quelquefois dans des situations précaires. Il peut propulser efficacement son embarcation en ligne droite, en marche avant comme en marche arrière; il connaît le bac arrière. Il peut réorienter son embarcation sans trop de perte de vitesse, et il réussira à stopper dans un contre-courant de 20 mètres de longueur. Il a le sens de l'équilibre; au besoin il rétablira la gîte de son embarcation avec un coup de hanche. Ses appuis ne sont pas à toute épreuve. Il aura avantage à utiliser une embarcation à gros volume pour minimiser les gîtes induites par les mouvements d'eau imprévus. Lors d'un chavirage, il tentera l'esquimautage, mais s'il y arrive assez régulièrement en eau calme, il devra se contenter le plus souvent d'une baignade, qu'il souffrira sans panique. Il peut tenter sans grand risque des descentes de rapides classe II (3). Il cherchera évidemment à se faire accompagner d'un pagayeur plus expérimenté.

Intermédiaire : Le pagayeur intermédiaire compte plusieurs saisons de descentes sportives. Il connaît les raffinements techniques de son embarcation. Il a une bonne expérience de la lecture de rivière. Si bien que, si le cœur lui en dit, il arrivera à négocier un parcours de slalom sans manquer de porte. Il maîtrise les manœuvres d'incidence et pratique les figures d'eau vive. Il peut, entre autres, stopper dans un contre-courant de 10 mètres de longueur. Il se débrouille également assez bien dans les rouleaux. Il connaît les techniques de récupération en rivière. Son esquimautage réussira à 75% du premier coup. Il se sent à l'aise dans du rapide classe III (4).

Expert : Sa longue expérience de descente lui permet de prévoir et d'anticiper le déroulement d'une descente, ce qui en fait un chef d'expédition idéal. Il n'a pas d'appréhension à s'aventurer sur une rivière inconnue. Il maîtrise parfaitement son embarcation en toutes circonstances. Il peut stopper dans un contre-courant de la longueur de son embarcation, et se tirer d'un rouleau à rappel. Son sens de l'observation, sa mémoire visuelle, sa compétence technique, sa condition physique, lui permettent de négocier en toute sûreté des passages classe 5. Il chavire rarement et esquimaute à tout coup. Il se sent à l'aise dans du rapide classe IV (5).


Durée :

La durée, en heures ou en jours, inclut le temps sur la rivière avec les arrêts nécessaires pour la reconnaissance, les collations et les portages, pour un groupe réduit et homogène de pagayeurs naviguant sur des canoës ou des kayaks d'eau vive. Il faut accroître la durée si la taille du groupe augmente au-delà de cinq bateaux. Si de plus le groupe comporte des pagayeurs débutants susceptibles de dessaler, il faut compter quinze minutes par dessalage pour le nombre moyen de dessalages que peut encourir chaque pagayeur suivant la difficulté de la descente. Cette estimation de la durée ne compte pas le temps pour les préparatifs avant la mise à l'eau, ni le temps pour la navette.


Identification :

Pour l’identification de la rivière, nous avons retenu le nom et l'orthographe des rivières, tels que définit dans l’Index Hydrologique de 1976. Le numéro de classification de la rivière est indiqué pour prévenir toute ambiguïté, puisque plusieurs rivières portent le même nom. Les deux premier chiffres du numéro identifie la région hydrographique. Les qualificatifs Haute et Basse sont très relatifs, ils servent à situer d'emblée l'emplacement du tronçon : haute, près de la source; basse, près de l'embouchure. Nous indiquons également un nom pour situer le tronçon en question sur la rivière. Nous avons conservé l'appellation usuelle, s'il en est; à défaut nous empruntons le nom de la localité la plus connue à proximité.


Intérêt :

L'intérêt donne une appréciation de la satisfaction que l'on tire de la descente, à la condition d'avoir la compétence requise pour l'entreprendre. Les longs portages, les longs tronçons calmes, l'incertitude du débit, les difficultés d'accès nuisent généralement à la popularité d'une descente. L'appréciation n'est valable qu'au débit suggéré.

***** Descente exceptionnelle — dans l'opinion de l'auteur. Elle se distingue par la qualité et l'homogénéité des difficultés.

**** Descente remarquable. Défi de qualité: rapides homogènes et généralement continus. On peut y rencontrer des portages et des problèmes d'accès. Pour les petites rivières, le débit est critique.

*** Descente satisfaisante. Défi moyen, à la portée du pagayeur intermédiaire; très populaire dans la région. Elle peut comporter quelques longueurs et des difficultés variables, mais l'accès est généralement facile.

** Descente intéressante; moins connue, mais qui vaut le déplacement si le débit est optimal. Difficultés variables; on peut y trouver quelques portages ou quelques longueurs.

* Descente peu invitante, soit à cause de la fréquence des portages, de son éloignement ou de la faible qualité du défi.


Largeur :

Cette estimation en mètres (m) est très approximative et reflète généralement l'impression de celui qui a fait le relevé. Une mesure directe sur une carte est d'ailleurs aussi imprécise puisque l'on ne connaît pas le débit au moment de la cartographie, et que les avancées de rochers, rendent une rivière plus tortueuse qu'elle ne l'est sur la carte. L'intervalle de largeur que nous donnons tient compte du passage le plus large et du passage le plus étroit à la condition qu'il résulte d'un étranglement des rives. Nous ne tenons pas compte ici de la largeur du passage entre deux gros rochers.


Longueur :

II s'agit de la distance totale de la descente en kilomètres (km), calculée au moyen d'un curvimètre. Cette longueur est mesurée sur une carte au 1:50000, ou au 1:20000 pour les tronçons plus courts. Sur des rivières très tortueuses, on note un accroissement de 8% à 10% lorsque la lecture s'effectue sur une carte plus précise (1:20 000). La longueur totale peut être différente de la longueur indiquée sur la carte-guide, car cette dernière ne tient compte que du tronçon où s'applique la cotation.


Navette :

C'est la distance en kilomètres, entre le point de départ suggéré et l'arrivée, mesurée au moyen d'un curvimètre. Nous indiquons plusieurs chiffres lorsqu'il y a plusieurs trajets possibles.


Panorama :

Nous avons adopté un système subjectif de classification du panorama général de la vallée, et du panorama vu de la rivière:

***** Panorama très exceptionnel; à sauvegarder. La vallée est grandiose; on y rencontre de belles falaises verticales. Elle a gardé son charme d'origine; les abords de la rivière sont sauvages. On n'y rencontre pas ou très peu de trace de civilisation.

**** Panorama remarquable. Belle vallée, généralement encaissée, dans un massif très escarpé. Les abords de la rivière sont sauvages, et les rives se distinguent par des formations rocheuses impressionnantes.

*** Panorama agréable. La vallée est jolie, quoiqu'un peu civilisée. Rives encore sauvages et intéressantes.

** Panorama acceptable. Une vallée sans trop de caractère que perturbe une densité excessive d'habitations, de chalets, de ponts, de lignes de haute tension.

* Panorama médiocre. Civilisation omniprésente. Nombreuses traces de pollution.


Pente :

Sur la carte-guide, nous indiquons deux pentes: la première est la pente moyenne, la seconde la pente maximale. La pente moyenne est calculée mathématiquement en divisant la différence d'altitude entre deux points par la distance entre ces points. Une flèche sur la carte-guide, identifie le tronçon qui a servi dans le calcul de cette pente. C'est généralement le tronçon où l'on retrouve les rapides les plus importants. La pente maximale que nous considérons est celle que l'on retrouve entre les deux courbes de niveau successives, qui sont les plus rapprochées. S'il y a une chute sur le trajet, la pente maximale est généralement à cet endroit. Nous indiquons habituellement dans la description, l'emplacement de la pente maximale. Si les pentes moyenne et maximale ont des valeurs qui se rapprochent, la descente risque d'être continue et donc plus facile. Une forte pente maximale, au delà de 2%, indique presque à coup sûr la présence de portage(s).


Portage :

Nous indiquons ici le nombre de portages que l'on rencontrera au cours de la descente. Lorsque deux difficultés sont suffisamment rapprochées pour se portager d'un seul trait, nous ne comptons qu'un seul portage. Lorsqu'il y a deux chiffres d'indiqués, le premier dénombre les passages résolument infranchissables (chutes, cascades, barrages). Les infrans sont notés par un X sur la carte-guide. Le deuxième chiffre dénombre les portages potentiels. Tous les seuils classe 5 et 6, et quelquefois certains seuils classe 4 sur une descente facile, sont considérés comme des portages potentiels. Les infrans absolus ne sont pas indiqués dans la cotation. Quelquefois nous avons indiqué dans la cotation des passages de classe 6, parce qu'ils sont peut-être franchissables à certains niveaux d'eau.


Profil-type :

Nous tentons ici de résumer le profil que suivent la majorité des rapides au cours de la descente. La consultation de la carte-guide sera en dernier ressort la façon la plus complète d'apprécier le caractère de la descente. Un profil continu indique de longs rapides et des planiols courts; les rivières qui se font en période de crue peuvent s'apparenter à ce type. Un profil discontinu indique que les rapides sont de longueur moyenne et que les planiols sont au moins aussi longs que les rapides. Un profil en escalier décrit une rivière qui est surtout constituée de seuils courts et assez brusques.


Station et
pondération :

Nous indiquons le numéro de la station hydrométrique qui s’applique à la descente. Les quatre premiers chiffres du numéro de la station identifient le cours d’eau sur lequel elle est située. S’il y a une pondération, il s’agit du facteur d’extrapolation pour adapter la lecture du débit au bassin versant (soit au début ou à la fin).

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