Une fois la rivière choisie, la question revient à savoir, à quel moment de l'année la descente sera-t-elle la plus intéressante et la plus profitable? Bien souvent on pose la question autrement : quelles rivières puis-je descendre à ce moment-ci de l'année?

Après la météorologie, les rivières sont les plus instables des phénomènes
naturels, puisqu'en quelque sorte elles dépendent de la présence ou
non de précipitations. Leurs personnalités peuvent être totalement modifiées
avec le débit. Par exemple, le rapide le plus impressionnant, le Cotisée,
sur l'Outaouais (le Cheval du Rocher Fendu) en période de crue, est
inexistant à eau basse, puisqu'il est le résultat d'un étroit au milieu
d'un planiol. Inversement certains rapides deviennent plus manœuvriers
et plus difficiles à eau basse, par exemple sur la Ste-Anne du Nord.
La cotation que nous indiquons pour les différentes descentes n'est donc valable que pour le débit indiqué. Lorsque nous possédons suffisamment de renseignements sur des descentes à débits différents, nous essayons d'extrapoler la difficulté à des débits inférieurs et supérieurs.
On peut représenter le débit d'une rivière en fonction du temps (jours,
mois, années) par un graphique que l'on nomme hydrogramme. Nous avons
essayé de donner le maximum d'informations disponibles pour chaque rivière.